
Commissaires responsables de ce thème : K.Y. Amoako et Linah Moholo.
Les travaux effectués dans le cadre du thème de la gouvernance prirent en compte certaines initiatives sous-jacentes telles que le Mécanisme de révision des pairs africains du NEPAD et les récents projets mis en place par la Commission économique pour l’Afrique lors de l’établissement de ce point de départ.
Le premier pas de ces travaux fut de reconnaître que les faiblesses en matière de gouvernance se trouvaient au coeur des problèmes rencontrés par l’Afrique au cours de ces dernières dizaines d’années, et qu’en l’absence d’une gouvernance correcte, toutes les réformes n’auront qu’un impact limité. Les améliorations en matière de gouvernance constituent avant tout la responsabilité des pays africains. Cependant, des parties extérieures peuvent également prendre part à certaines actions. Deux domaines cruciaux ont été identifiés : capacité (la capacité à développer et à appliquer des politiques) et imputabilité (la réponse fournie par l’État à la population du pays).
L’une des questions clés que la Commission compte aborder dans ces deux domaines touche à la façon qui permettrait d’assurer que les donateurs soutiennent entièrement les stratégies nationales en matière de consolidation de la capacité en Afrique ; de consolidation des talents professionnels, en réjuvénérant notamment le système d’éducation secondaire en Afrique, tout particulièrement dans le domaine des sciences, de l’ingénierie et de la technologie ; du renfort des pouvoirs parlementaires, des médias et du secteur de la justice auxquels les gouvernements africains devraient rendre des comptes ; d’augmentation de la transparence des revenus et des budgets, tout particulièrement dans les pays où les ressources naturelles sont en abondance ; de lutte contre la corruption, notamment au niveau du rapatriement des biens volés ; et de renfort de la qualité et de la gestion des données.
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