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27 mai 2005 – Séminaire de la Commission en vue du G8 - Rome

Le 27 mai, le premier ministre Tony Blair s’est joint à Bob Geldof et à Anna Tibaijuka à Rome pour présenter le rapport de la Commission pour l’Afrique à un vaste public rassemblé au Palazzo dei Conservatori sur la Piazza del Campidoglio de la ville.

Dans un débat de grande envergure, Tony Blair a présenté sa vision de la mise en oeuvre du rapport de la Commission. Il a déclaré à l’audience que ne pas travailler avec l’Afrique serait non seulement moralement désastreux, mais constituerait aussi une très grosse erreur pour notre monde. Selon lui : « L’Afrique est la plus grande cause pour laquelle se battre. »

Bob Geldof s’est focalisé sur le record de l’Italie en matière de politique de développement durant la dernière décennie, déclarant que les statistiques sur les niveaux relativement faibles d’aide italienne ne faisaient pas honneur à la réputation italienne. Selon lui, les semaines à venir représentent une « grande opportunité pour que l’Italie soit fantastique. »

Anna Tibaijuka a déclaré que les ressources de l’Afrique avaient été exploitées pendant trop longtemps par des étrangers et des dirigeants africains. Il est temps désormais que l’Afrique existe pour elle-même et pour le bien de ses peuples. Pour cela, l’Afrique avait besoin d’amis, et à Rome, elle a senti qu’elle était en compagnie d’amis qui s’engageraient sincèrement pour l’avenir du continent.

Parmi les orateurs italiens du débat présidé par Giuliano Tremonti, le premier ministre suppléant, citons Alfredo Luigi Mantica, sous-secrétaire d’Etat, Alberto Michelini, le représentant personnel pour l’Afrique du Premier Ministre italien, et Cesare Ragaglini, le “sherpa” officiel du G8 en charge des négociations pour le Sommet du G8. Walter Veltroni, le maire de Rome, s’est également adressé au public, ainsi que Mario Giro, de la communauté de San Egidio à Rome, Carlo Salvatori, président de l’UniCredit Group et Vincenzo Petrone de Confindustria.

Le débat comptait aussi de nombreux participants à l’événement de consultation de la Commission pour l’Afrique à Rome en octobre 2004. Bob Geldof souligna que l’Italie avait fait entendre sa voix dans le rapport, déclarant au public que c’était aussi « leur rapport »

Lors d’interventions variées, l'auditoire a pu entendre parler de l’engagement et de la contribution de l’Italie au développement africain depuis que le sommet du G8 à Gênes, alors présidé par l’Italie, a mis l’Afrique au premier plan, et a contribué à ouvrir la voie de l’adoption du Plan d’action du G8 pour l’Afrique. Le soutien italien à l’Afrique sur les problèmes de sécurité faisait partie des nombreux exemples présentés. Les tâches complexes à venir pour obtenir un accord lors du sommet du G8 de 2005 furent également notées. Les intervenants mirent en lumière la responsabilité à aider l’Afrique, y compris en prenant acte et en s’appuyant sur des opportunités associées aux nouvelles technologies de l’information et des communications – des opportunités que l’Afrique ne doit pas rater. Il y eu des messages forts de soutien au rapport de la Commission et à son ensemble de mesures.

Cet événement faisait partie d’un programme de deux jours organisé par la Commission pour l’Afrique à Rome. Le 26 mai, Anna Tibaijuka s’adressa aux organisations des Nations Unies à Rome et débattit des questions environnementales du rapport de la commission avec des invités à l’Ambassade britannique à Rome. Le 27 mai, Anna Tibaijuka et Bob Geldof rendirent visite à des représentants du Vatican pour présenter le rapport, et lors d’une réunion spéciale avec des dirigeants commerciaux italiens, attirèrent leur attention sur le rôle du secteur des affaires dans l’application du rapport.

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