Pour que le développement humain progresse de manière réelle
et durable, un changement fondamental s'impose. Ce changement ne se produira
que si les femmes et les hommes y participent pleinement. Le monde a pris des
engagements prometteurs, dont le programme Éducation pour tous et la déclaration
d'engagement sur le VIH/SIDA de la SSAGNU. Il est essentiel d'honorer ces engagements
pour atteindre les OMD. Mais, pour cela, rien ne sert d'adopter encore d'autres
initiatives concurrentes. Pour accomplir des progrès soutenus, il faut
un financement qui s'aligne sur les systèmes de santé et d'éducation
nationaux et qui soit harmonisé avec les autres types d'assistance et
les complète. Pour utiliser de manière efficace ces nouvelles ressources
importantes, il faudra accorder une attention toute particulière aux mécanismes
de
mise en oeuvre et de surveillance des résultats et à la reddition
de comptes aux communautés pauvres bénéficiaires. Parmi
les mesures pratiques envisageables, citons:
- financer une éducation gratuite de base pour tous les garçons et filles d'Afrique subsaharienne, qui leur soit utile dans l'Afrique d'aujourd'hui. Accorderà l'enseignement secondaire, supérieur et professionnel, ainsi qu'à la formation continue et à la formation des enseignants, l'importance qu'ils méritent dans le système éducatif global;
- renforcer les systèmes de santé en Afrique de façon à ce
que tous les citoyens aient
accès aux soins de base. Ceci supposera des investissements considérables
dans les
ressources humaines, dans les services de santé génésique
et sexuelle, dans le
développement de nouveaux médicaments, ainsi que dans le soutien à la
gratuité
des soins. Grâce à des stratégies cohérentes et intégrées, cette approche pourrait effectivement permettre d'éradiquer les maladies qui foudroient les pauvres, comme la tuberculose, le paludisme et d'autres maladies parasitaires; - appliquer d'urgence la Déclaration d'engagement
sur le VIH/SIDA de la SSAGNU et, en tant que priorité première,
eiller à ce que les
services appropriés soient
accessibles à tous. Mobiliser et intégrer la réponse internationale
derrière des
stratégies nationales cohérentes, complètes et pourtant audacieuses qui tiennent compte des rapports de force et des problèmes d'inégalité des sexes; - permettre aux familles et aux communautés de continuer à protéger les orphelins et les enfants vulnérables, par des apports de financement prévisibles aux stratégies nationales de protection sociale;
- honorer les engagements du Plan d'action sur l'eau du G8 par l'augmentation du financement alloué au programme Vision de l'eau en Afrique en vue de réduire de75 % le nombre de personnes qui n'ont pas accès à de l'eau salubre et à des sanitaires de base d'ici à 2015, avec une évaluation des progrès accomplis en 2007.
De toutes les questions abordées
dans ce rapport, la santé, l'éducation et l'inclusion sociale
sont celles qui nécessitent le plus de ressources. Nous recommandons
que ces ressources soient apportées de manière prévisible, à long
terme, avec une augmentation régulière soigneusement planifiée
en fonction de l'amélioration de la capacité des gouvernements
africains de fournir des services efficaces.
