Pour lutter contre la pauvreté, il est essentiel que la croissance s’accélère et que les pauvres participent à cette croissance. Les propositions contenues dans ce rapport – sur les infrastructures, le climat des investissements, la gouvernance, la paix et la sécurité, le commerce, le développement humain, la culture, l’environnement et la qualité de l’aide – devraient à la fois favoriser la participation et contribuer nettement à une accélération de la croissance durable, et à l’augmentation de l’emploi et des investissements. L’objectif devrait être de parvenir à un taux de croissance moyen de 7 % d’ici à la fin de la décennie et de le maintenir à ce niveau par la suite. Des taux de croissance de cet ordre ont été obtenus dans toute l’Asie et dans certaines parties d’Afrique et sont réalisables sur l’ensemble du continent, mais seulement si les obstacles que sont la faiblesse des infrastructures et le climat défavorable aux investissements sont surmontés, afin de libérer l’esprit d’entreprise des Africains. Ceci supposera les mesures suivantes:
- Doubler les dépenses d’infrastructure en Afrique, avec une augmentation initiale du financement apporté par les donateurs de 10 milliards d’USD par an jusqu’en 2010 et, sous réserve d’une évaluation des progrès accomplis, une nouvelle augmentation en vue d’amener le financement à 20 milliards d’USD par an dans les cinq années qui suivent. Cela supposera une gestion et une préparation minutieuses afin d’éviter la corruption et l’escalade des coûts. Cet investissement devrait couvrir des projets allant des routes rurales, à l’irrigation de petite échelle, en passant par l’amélioration des bidonvilles, la construction de grandes routes régionales et les grands projets d’électrification.
- Le secteur public et le secteur privé doivent travailler ensemble en vue d’identifier les obstacles à un climat favorable aux investissements, avec le soutien extérieur pour financer les interventions nécessaires.
- Favoriser les petites entreprises en les aidant à accéder aux marchés, au financement et aux réseaux d’entreprise, en accordant une importance particulière aux jeunes et aux femmes, ainsi qu’aux exploitations agricoles qui constituent une source d’emplois très importante en Afrique.
- Le monde des affaires doit apporter une contribution à chacun de ces domaines ainsi que d’autres domaines indiqués dans le présent rapport, en travaillant en partenariat les uns avec les autres, avec les donateurs, avec les gouvernements nationaux et avec la société civile, dans le cadre d’un changement radical dans la manière dont il participe au processus developpement.
- Veiller à ce que la soutenabilité de l’environnement soit prise en considération dans les interventions des donateurs et gérer et développer la capacité d’adaptation de l’Afrique aux changements climatiques.
