L’Afrique ne parviendra pas à connaître une croissance
soutenable et à faire reculer la pauvreté, et n’atteindra
pas non plus les objectifs du Millénaire pour le développement
si sa part de plus en plus réduite du commerce mondial n’augmente
pas. Le renforcement de la concurrence mondiale rend ce défi encore
plus difficile à surmonter que dans le passé. En travaillant
ensemble, les pays africains et la communauté internationale peuvent
faire progresser les possibilités. Pour cela, il est
nécéssaire de:
- Développer la capacité de l’Afrique de participer au commerce. Les investissements d’infrastructure et la création d’un climat favorable au secteur privé (décrits au chapitre 7) figurent en haut de l’ordre du jour. D’autres mesures décrites ici sont axées sur la facilitation du commerce, y compris: la réforme douanière, l’abolition des obstacles réglementaires, notamment dans le secteur transport, l’amélioration de la gouvernance, la réforme du transport aérien et maritime et l’intégration régionale.
- Éliminer, dans les pays développés ainsi que d’autres pays en voie de développement, les barrières douanières qui empêchent l’Afrique de réaliser son potentiel commercial. Afin de progresser dans ce domaine, il faudra un cycle de Doha ambitieux, avec un calendrier d’actions précis, pour mettre fin aux niveaux inacceptables de protectionnisme et de subventions en vigueur dans les pays développés. Le développement doit être la priorité de tous les accords commerciaux, sans qu’aucune libéralisation ne soit imposée à l’Afrique.
- Offrir un soutien
transitoire à l’Afrique lors de
l’abolition des barrières commerciales mondiales. Premièrement,
il faudra que le système actuel de préférences
fonctionne de manière plus efficace – en étendant
les programmes à tous les pays d’Afrique subsaharienne à bas
revenus et en veillant à ce que les critères de règle
d’origine ne soient pas appliquées de manière
restrictive. Deuxièmement, les pays riches doivent financer « l’aide
pour le commerce » afin d‘aider les pays concernés à assumer
les coûts économiques et sociaux que suppose l’adaptation à un
nouvel environnement commerce mondial.
